"Le chat", Morgane R., 4°1

Publié le par lettracoubertin

Le chat

 

Shizuky KOUTCHIKY était une fille ordinaire de quatrième : elle n était pas première de la classe ni dernière ; ce n était pas une gothique ni une poupée barbie. Elle avait son propre style : moderne mais pas trop et elle se maquillait peu. Elle ne trainait pas avec les «pom-pom girl» qui ne parlent que de mode, de maquillage et de garçons. Ce n était pas non plus un garçon manqué qui trainait tard le soir, bière à la main et cigarette à la bouche . Non, elle était normale même si son entourage la trouvait parfois étrange. Il lui arrivait de fixer un endroit quelconque, un point imaginaire sans raison puis, quelques minutes après elle reprenait le cours de sa vie . Mais tout ça s'arrêta soudainement : en cours de science, Shizuky se mit à pâlir tout à coup... Sa camarade de classe Maria, assise à coté d'elle s inquiéta et lui demanda:

« Shizuky ça va ? Tu es toute pâle.»

Voyant que Shizuky ne répondait pas et se mettait à trembler, Maria s écria:

«Madame ! Shizuky ne se sent pas bien ! »

A peine eut-elle le temps de prononcer ces mots que Shizuky tombait par terre en hurlant de douleur. Les habits blanc de son uniforme commencaient à devenir pourpre. Accompagnée d' urgence à l infirmerie par deux élèves et son professeur de science, Shizuky continuait de gémir de douleur.

L 'infirmière, voyant son sol taché de sang, poussa un cri aigu et s'écria :

«Mais qu'est-ce qui se passe ?!»

Le professeur, elle aussi choquée, lui expliqua ce qui s'était passé .

Après l'avoir auscultée l'infirmière déclara, la voix tremblante :

«Bien ! Il y avait une vilaine plaie à l'abdomen ! Elle a cessé de saigner je lui ai fait cinq points de suture. A cause de la grande perte de sang elle a perdu connaissance.J'ai prévenu ses parents, ils arrivent. Laissons-la dormir.»

Cependant la professeur de science ne pu s empêcher de demandé:

«Mais comment se fait il que ce soit arrivé ? Pendant les autres heures de cours elle ne présentait aucun signe de blessures ni de faiblesse. » L'infirmière, tout aussi troublée lui dit:

«Je ne suis pas sure mais il se pourrait que ce soit cette fameuse maladie qui fait que lorsque l'on reçoit un coup on se met à saigner mais à ce point ! Elle a surement dû se cogner fortement contre un mur ou se prendre des coups dans le ventre, je ne vois pas d'autre situation pouvant créer une telle plaie. Il faut la transférer à l'hôpital, les médecins saurnot mieux vous répondre que moi. » .

 

Cette nuit-là, Shizuky fit un rêve très étrange : elle rêvait qu'elle était endormie dans son lit, la fenêtre grande ouverte. Soudain elle aperçut une lumière dans sa chambre qui ressemblait à une multitude de billes blanches et lumineuses serrées les unes aux autres .

Soudain l'une d'elle demanda :

« Est-ce que c'est elle?

Et une autre acquiesça:

- Oui c'est bien elle, nous mettrons notre plan à exécution lors de son cours de ce qu'ils appellent Science. Allons-y.»

Les lumières se mirent à entrer en elle.

 

Shizuky, en sueur, effrayée, se réveilla dans sa chambre :

- J'ai compris ! S'écria-t-elle, ce sont eux les coupables ! »

Elle entra précipitamment dans la chambre de ses parents :

- Maman, papa ! Je connais les responsables de mes blessures. Ce sont elles ! Les lumières qui sont dans mon corps ! C'est pour ça que j'ai fait un malaise, c'est à cause d'elles ! Fais-les sortir papa s'il te plait, j'ai peur ! »

Ses parents la regardaient d'un air bizarre comme s'ils avaient une folle en face d'eux et non leur fille. Ils la calmèrent en lui disant que ce n était qu'un mauvais rêve, qu'il fallait oublier et essayer de dormir.

 

Au petit matin , à l'heure de reprendre l'école, Shizuky n'était plus la même.

Elle arriva au collège dans une tenue surprenante : elle s était coupé les cheveux puis les avait teint en bleu azur. Elle portait des oreilles de chat sur la tête, de gros gants ressemblant à des pattes. Une queue touffue pendait dans son dos et son corps entier semblait revêtu d'un pelage bleu nuit ; même son regard avait l'éclat de celui des félins.

Son entaille avait disparu. Son corps semblait là mais pas son âme. Elle avait un regard neutre, vide et triste. Maria lui demanda :

«Eh ! C'est quoi ce look ? Ca va t'es sûre ? Oh la la ! Elle est passé où ta bonne humeur?»

Shizuky lui répondit sèchement :

«A quoi bon sourire lorsqu'on n'est pas heureux ?»

Un peu plus tard dans la matinée, pendant l'interclasse, un élève troisième la bouscula. Il se retourna en disant:

« Tu nous fais quoi là ? On est pas au carnaval ici ! C'est un déguisement de la SPA que t'as trouvé dans la poubelle du voisin ? !»

Shizuky s' arrêta net . Tout le monde rigolait. Elle se retourna avec un regard tellement perçant que le silence devint lourd .

Elle s'avança vers le garçon , l'attrapa par la gorge et le souleva dans les airs en hurlant.

Elle le lâcha et l'envoya à l'autre bout du couloir avec un gros coup de pied :

«Ne t'avise plus jamais de te moquer de moi c'est compris? Dorénavant je veux du respect.

Le garçon bégailla :

- Euh...Ou...Oui ccompris...»

Et elle continua sa route.

 

Personne ne la reconnaissait. Shizuky KOUTCHIKY n'était plus la même. Chez elle, elle ne faisait que dormir au soleil ou près du poële, elle se nourrissait de lait et veillait tard le soir rodant sur les toits. A part pour aller au collège, elle ne sortait jamais.

Ses parents étaient inquiets : toutes les nuits, elle hurlait de douleur. Le docteur ne trouvait rien, disait que c'était dans sa tête .

Mais ses cauchemars continuaient, ils s'aggravaient même ! Elle crachait du sang pendant son sommeil !

Elle enchainait les catastrophes : sa violence avec les autres faisaint que plaintes, heures de colle, blâmes s 'accumulaient! Des rumeurs couraient : elle serait possédée ou bien c'était une droguée. Sans le savoir, ils n'étaient pas loin de la vérité !

D'après ses délires, un démon hantait ses rêves, ressemblant à un chat bleu. Il avait pris possession de son corps et de son âme et le changeait à tout jamais .

A moins que les docteurs aient tort, une tumeur dans son cerveau mélangeait rationnel et irrationnel. Il n'existait aucun antidote sans effets secondaires comme le coma ou une perte définitive de la raison

Un soir en rentrant, les parents de Shizuky furent horrifiés: l'appartement était sans dessus dessous, les murs rouges de sang. On aurait dit qu'une bataille avait eu lieu. Ils ouvrirent,anxieux, la porte de chambre de leur fille et la virent allongée sur le sol à moitié morte. Le père appela les urgences tandis que la mère esayait de la réanimer . Aux urgences tous les examens furent faits.

- C'est très étrange, expliqua le médecin. Nous n'avons rien trouvé mais elle a été violemment secouée. Elle raconte des choses bizarres, a peur d'un démon félin qui voudrait la tuer ! Elle n'a rien médicalement vous devriez aller voir un psychologue . Je vous laisse avec elle .»

Les parents surpris par ce que le médecin venait de dire s avancèrent jusqu au lit de Shizuky qui leur dit :

- Vous devez me croire, ce démon en veut après moi. S' il vous plait, vous devez me croire

La mère qui avait les larmes aux yeux répondit:

- Ma chérie, ce n'est pas un démon, ce n'est qu'une hallucination que créé ton esprit. Rentrons chez nous. »

Shizuky resta silencieuse.

Après tout ce n'était peut être pas un démon comme elle le mentionnait mais juste une hallucination? Shizuky était troublée : «  Mais d'où viennent ces hemorragies ? Et si les docteurs avaient raison , si elle avait la maladie de verre comme l'avait dit l'infirmière de l'école ? »

Epuisée par tout cela et par ses blessures, elle s'endormit.

 

Dans la nuit, un cri strident se fit entendre dans la chambre de Shizuky. Les infirmières interpelées par le cri se dirigèrent vers la chambre de l'enfant.Elles virent une forte lumière sous la porte. Elle entrèrent, très inquiètes et furent terrifiès par ce qu'elles découvrirent dans la chambre de la jeune fille. Shizuky n'était plus là mais une flaque de sang envahissait son lit. La fenêtre était ouverte...

 

 

 

Morgane R.

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