"La cabane enchantée", Morgane S., 4e2
La cabane enchantée.
Simon, sept ans, vivait avec son père, sa mère et son petit frère Robin de cinq ans. L'été dernier, il lui arriva une histoire incroyable qui ne fut jamais résolue.
Simon rêvait d'avoir une cabane rien qu'à lui depuis des mois. Il venait de finir le plan de sa cabane et alla la construire dans la forêt à côté de chez lui. Simon adorait se rendre dans cet endroit fabuleux qui se trouvait dans la propriété de ses parents. Il prit le tas de bois qu'il avait préparé, ses gants et son manteau et s'apprêta à partir. Robin voulait venir avec lui mais Simon refusa : il voulait faire ça tout seul, réaliser son rêve sans l'aide de personne. Il partit en vélo traînant derrière lui une remorque contenant le tas de bois.
Après quelques minutes de trajet, il arriva dans la forêt dont les arbres avaient perdu leurs feuilles. Il chercha l'emplacement de sa cabane sur son plan. Dès qu'il arriva à l'endroit précis, il vit qu'un tas de bois cassé était déjà posé sur l'emplacement de sa cabane. Il l'enleva sans se poser de questions et se mit à construire sa cabane.
Le lendemain, il revint pour continuer sa cabane et s'aperçut qu’elle était détruite. Qui aurait pu faire cela ? Personne n'avait accès à cette forêt qui faisait partie de la propriété des parents de Simon. Le petit garçon, effrayé et plein d'imagination rentra chez lui et partit raconter à Robin toute l'histoire pensant à un acte « criminel ». Robin eut du mal à le croire et ne le croyait même pas du tout. Simon lui dit de venir voir pour vérifier par lui-même mais Robin refusa. Avant de partir il lui raconta une légende que ses copains lui avaient contée à l'école. Un esprit roderait dans la forêt, n'aimerait pas que quelqu’un touche à sa forêt et ferait tout pour que personne ne puisse s'y installer trop longtemps. Après avoir raconté son histoire, Robin s’en alla : il avait autre chose à faire qu'écouter les élucubrations de son frère.
Simon ne crut pas à l'histoire de son petit frère et décida d'aller chercher des réponses à ses questions tout seul : il se cacha dans un arbre de la forêt et attendit longtemps, silencieux et angoissé. Tout à coup il entendit un énorme bruit de fracas. Il regarda discrètement sa cabane et s’aperçut qu’elle avait commencé à être détruite. Il repensa à l’histoire que lui avait racontée son frère : il avait peur que cela ne lui arrive. Ce qui était certain c'était que quelque chose d'étrange se passait. Il n'osait plus y aller et en parla à ses parents qui pensèrent que c'était certainement le vent qui détruisait sa cabane : le mistral était puissant dans la région.
Le lendemain, en allant chercher son vélo dans le garage, il aperçut des morceaux de bois de partout dans son garage. Il demanda à ses parents s’ils savaient pourquoi. Les parents de Simon commencèrent à penser que Robin faisait une mauvaise blague à son frère pour se venger de ne pas avoir été convié à la construction de la cabane. Agacés par toute cette histoire, ils prirent les choses en main ; Robin était calmement assis à jouer dans sa chambre lorsqu’il fut interrompu par ses parents. Ils lui expliquèrent qu’ils avaient de nombreux doutes sur lui mais Robin continuait à clamer son innocence. Quelques temps après Robin partit en colonie avec sa classe et étrangement le vent ne détruisit plus sa cabane. Simon put la construire tranquillement pendant plusieurs semaines. Le petit garçon et ses parents eurent ainsi la confirmation que Robin avait joué un tour à son frère.
Un jour, Simon prit ses parents par la main et les emmena devant son chef d'œuvre enfin terminé. Arrivés devant la cabane, la famille eut la désagréable surprise de trouver l'édifice détruit. Les bouts de bois de la cabane détruite formaient un message terrifiant : « Adieu Simon ». On ne revit plus jamais Simon et ses parents. La police les rechercha pendant des mois mais on ne sut jamais ce qui s'était passé. Le petit orphelin Robin raconta pendant des mois que l'esprit de la forêt avait eu sa vengeance mais jamais personne ne le crut : les psychiatres décelèrent un trouble psychologique chez le petit garçon et les médecins en déduisirent que cela était une cause logique du traumatisme qu'il avait vécu. Le moniteur de colonie déclara que le petit garçon s'était absenté du camp de vacances une journée entière mais cette piste ne fut jamais suivie...
Morgane S., 4°2