" La bibliothèque de Monsieur Linden", Maylis D., 4e2

Publié le par lettracoubertin

" La bibliothèque de Monsieur Linden"

 

Je m’appelle Stacy Bevert et j’ai treize ans. J’habitais à New-York, lorsque mes parents décédèrent dans un accident de voiture à cause d’une tempête. J’ai déménagé dans le Texas à Houston chez mes grands-parents. J’ai essayé de reprendre le rythme des cours dans mon nouveau collège. Etant une fille amicale, je me suis vite trouvé des amies : Avy et Beth. J’avais l’habitude d’aller à la bibliothèque car j’adore les livres. Quand je le pouvais je profitais d’une heure de libre dans mon emploi du temps de collégienne débordée pour aller découvrir la bibliothèque.

     Un jour je découvrai un livre sans nom mais avec une page de couverture sombre et inquiétante sur laquelle était dessinée une forêt. Je demandai au  bibliothécaire s’il était possible d’emprunter  ce livre.

« Euh… Désolé, mais ce livre, vous ne pouvez pas le prendre !

Pourquoi ?

Bah ! C'est-à-dire que si tu viens à lire ce livre, tu auras des problèmes.

Mais ce n’est qu’un livre Monsieur euh… Linden ? C’est ça ?

Oui … Ok, d’accord, je te le prête, mais attention. Je t’aurais prévenue.

Merci beaucoup, monsieur Linden. »

 

     A peine rentrée chez mes grands-parents, j’allai rapidement dans ma chambre. Je m’étais installée sur mon lit, et pris le livre que Monsieur Linden m’avait prêté et je commençai à lire les premières pages. Je continuais de lire tard dans la nuit, jusqu’à la fin du livre. Tout d’un coup je sentis ma tête tourner, mes yeux picoter puis tout d’un coup j’eus l’impression d’être dans une grande, très grande forêt sombre. J’étais terrifiée : «  Où suis-je ? Qu’est-ce que cet endroit ? » J’étais certainement dans un rêve mais tout semblait si réel !

Je marchai sur plusieurs mètres.  J’étais totalement seule, il n’y avait pas un bruit. Je finis par comprendre que cette forêt n’était pas n’importe quelle forêt : c’était celle qui était dessinée dans le livre de Monsieur Linden. Je commençai à avoir vraiment très peur. Je suis donc allée me réfugier dans un coin. De plus en plus, mes yeux fatiguaient, je devais dormir.

 

***

 

Le soleil se levait. Je me réveillai tout doucement quand je compris que je n’étais pas rentrée chez mes grands-parents. Je partis à la recherche de quelqu’un qui pourrait m’aider. Soudain j’entendis un bruit derrière moi. Je me retournai mais ne vis rien. Je pensai d’abord que mon imagination me jouait des tours. Puis je réentendis le même bruit. Cette fois, je partis en courant. Je courrai tellement vite que je ne savais même pas où j’allais. Je criai «  Il y a quelqu’un ? ». Seul le bruit des feuilles qui tombaient des arbres me répondirent.
Je répétai : «  S’il vous plait, il y a quelqu’un ? » Toujours rien. Personne ne répondit. Pourtant j’étais persuadée que quelqu’un m’observait.

 

     Je repris la route tout en cherchant quelque chose qui me permettrait de rentrer chez mes grands-parents. J’entendis tout à coup une voix, une voix familière. C’était la voix de ma grand-mère :

« Stacy ! Réveille-toi ma puce !

Grand-mère !

Elle ne répondait pas. Je répétai :

Grand-mère tu m’entends ?

Elle ne m’entendait pas. Je la voyais inquiète, attendant que je lui parle mais elle ne m’entendait pas. J’étais perdue dans cette forêt ! J’étais seule et angoissée. Je ne savais que faire. C’était un cauchemar ! La nuit tombait, et je ne savais toujours pas comment me sortir de là.

 

***

 

     J’étais partie dans un profond sommeil malgré le froid. A mon réveil je continuai ma route sans savoir où aller. Je me retrouvai soudain dans un trou noir. Que se passait-il encore ? J’avais beau crier, hurler, rien ne se passait. Tout d’un coup je m’évanouis.

 

***

 

     J’étais allongée sur un lit d’hôpital, à côté de ma grand-mère qui dormait sur une chaise. Je me levai pour aller la réveiller quand elle poussa un cri de soulagement.
« STACY ! Mon dieu, enfin tu t’es réveillée !

Enfin ?

Bah oui ! Ma chérie ça fait trois mois que tu dors dans ton lit sans bouger.

Alors, j’ai appelé un médecin et il m’a dit qu’il ne savait pas ce que tu avais. Il m’a juste dit d’attendre jusqu’à ce que tu te réveilles et voilà ! Tu m’as fait une peur bleue.

Elle m’enlaça. Je ne comprenais pas, ma grand-mère me raconta que j’avais dormi pendant trois mois et pourtant je n’étais restée que trois jours dans cette forêt !

 

Le lendemain matin, je partis rendre le livre à Monsieur Linden en me demandant bien ce qui s’était passé. Etait-ce un rêve ou une réalité ? Je n’osai pas recroiser le bibliothécaire et allai poser le livre discrètement sur une étagère.  En reposant le livre j’aperçus que la couverture du livre était différente : une forêt très sombre y était toujours représentée mais un personnage était apparu. Je regardai de plus près et poussai un cri d’effroi : ce personnage c’était mon portrait craché…

 

   Maylis D.

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